Alors voilà, sur les rives du Lez il y a un squat, avec dedans environ 15 personnes sans domicile qui viennent d’horizons diverses et qui sont, en vrac, salariéEs, étudiantEs, chercheurSEs, pauméEs, volontaires, poèteSSEs et tant d’autres choses encore.
Le bâtiment appartient à l’État, à la mairie de Montpellier plus précisément, qui achète petit à petit et par préemption tous les biens immobiliers de la zone pour à terme les revendre à des promoteurs immobiliers et bâtir de la résidence de standing bien froide et sécurisé comme on en voit partout fleurir (fleurir est il le mot ?). Ce procédé, bien connu, c’est la spéculation immobilière. Avec des biens publics c’est apparemment possible...
L’État, donc, fait de la rétention de bâtiment lorsque 2000 personnes dorment à la rue à Montpellier chaque hiver, et combien plus sont mal logé... Et faisant valoir son sacro-saint droit à la propriété (lucrative), attaque les squateurSEs des rives du Lez pour qu’ielles quittent expressément les lieux, sans avoir droit à la trêve hivernale qui protège habituellement les occupantEs d’un logement pendant les pèriodes les plus froides de l’année.
Le motif invoqué par les employés de mairie : le bâtiment serait déjà loué, à titre gratuit, au Raid, le groupe d’élite de la police nationale (ya t-il une élite policière ?), afin qu’ils puissent s’y entraîner. Hors, depuis son allocation au Raid en juillet, le terrain n’a jamais été visité par ces derniers. Attendez-t-ils la venus des méchants squatteurSEs pour venir s’entraîner un peu ? Taper discrètement sur la racaille ça fait partie du métier non ?
Bref, les occupantEs des Rives du Lez sont convoquéEs à un procès pour être expulséEs de chez elles/eux. Le procès étant reporté, venez nous soutenir mercredi 6 décembre à 9h au Tribunal d’Instance de Montpellier, 9 rue de Tarragone.
Rassemblement dans la joie devant le palais, amenez du café et de la presse subversive, on crée du lien, on partage une bouffe, bref on se rencontre et on se soutient.